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Article sur Cigale Mag :


 

Du talent dans l’assiette

PATRICIA KERUZORÉ

Cigale Mag N° 28

Juillet 2009


De la création d’assiettes et de plats à l’encadrement et la restauration de tableaux, Patricia Keruzoré prouve à elle seule que l’artisanat d’art est avant tout affaire de volonté et de passion.


Auvergnate et bourguignonne par ses grands-parents, bretonne d’adoption et de cœur, Patricia Keruzoré réunit l’essentiel de ce qui fait la singularité des Françaises vues d’ailleurs : le charme, le talent et une indéniable obstination.
Il lui en a fallu pour passer d’une vie professionnelle harassante d’assistante dentaire en chirurgie à celle, plus épanouissante, d’artisan. « Je crois que c’était dans l’ordre des choses, confie cette quadragénaire rayonnante, puisque j’ai réalisé ma première peinture à l’huile quand j’avais 10 ans. » C’est son époux qui l’encouragera, ainsi que sa belle-mère, à renouer avec l’art. « Je me suis consacrée à l’encadrement avant de me mettre à la restauration de tableaux en suivant l’enseignement des Ateliers d’Art de la Ville de Paris dans le VIe. » Quatre années de restauration de tableaux et sept années de peinture de technique ancienne vont définitivement classer Patricia dans l’élite de la discipline. À ce cheminement très complet n’omettons pas d’ajouter ce poste d’enseignante en encadrement, peinture à l’huile et aquarelle aux Ateliers d’Art de Charenton, et l’atelier qu’elle anime à Maisons Alfort : « C’est grâce à ces ateliers que j’ai eu l’idée de concevoir des sous-verre et des assiettes décorés. »

Du talent dans l’assiette
Une nouvelle vocation naît alors dont on voit aujourd’hui le résultat final en de belles assiettes (notamment du verre « bouchardé » grâce à la main du maître verrier monsieur Lambret). « Je n’ai pas de limites en décoration de plats ou d’assiettes. Tout est concevable : la feuille d’or, le faux marbre, l’aquarelle, etc. » Quatre heures de travail par assiette, c’est la moyenne. Divers matériaux, couches et techniques nécessitent minutie et patience pour accoucher de compositions charmantes comme ces personnages de la Commedia dell’arte « collés » sur ces petites assiettes qui connurent un beau succès au Carrousel du Louvre. « La technique et les trucs » doivent passer après la poésie, le rêve et le charme que je tente d’insuffler à mes créations. Mais je prends aussi des commandes : un ami golfeur m’a demandé de lui faire des assiettes sur ce thème, avec des petits dessins début de siècle ; une autre de mes amies, très portée sur « l’ethnique » m’a découpé des scènes africaines primitives pour que je les « grave ». Bref, les sujets sont infinis et chacun peut m’apporter son idée ». La Russie et le Canada ont déjà dit oui pour mettre ses petits plats dans les grands…

 

 
 

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Patricia K.


 

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Pour article Cigale Mag et assiettes sur fond blanc :

© Nicolas Schiffmacher

Présentation

J'ai toujours aimé l'art, la peinture et la musique, d'ailleurs si je n'avais été peintre, j'aurais été musicienne.
Mon grand père peignait des copies de grands maîtres, il m'a donné le goût des musées et de la peinture.
A 13 ans, je peins ma première huile. Le dessin est un refuge, comme un rêve qui me raconte des histoires, un secret que je suis seule à aimer.
L'école organise une visite au Louvre. La conférencière nous raconte les tableaux, les époques, les rois, je me passionne pour l'histoire et je commence à lire.
Quelques années plus tard, je décide de prendre des cours d'encadrement d'art.
Après l'encadrement, je décide de faire de la restauration de tableau, je m'inscris à l'ADAC. Nouvelle découverte, nouveau choc, le doigt dans cet engrenage m'entraîne toute entière et oriente ma carrière professionnelle. Ma professeur de restauration me propose de participer à un nouveau cours de peinture en technique ancienne qu'elle vient d'ouvrir. Je plonge dans cet univers qui se révèle être ma véritable passion. Je vais travailler avec elle pendant 12 ans et parfaire ma technique qui devient solide, construite, structurée.

Dans ce cours, je rencontre ma future professeur de dorure, ce qui va m'entraîner dans une autre aventure. Depuis 6 ans, je me forme auprès d'elle. Je suis enfin capable de fabriquer de magnifiques écrins pour les bijoux que sont mes tableaux !

Entre toutes ces expériences, l'appliqué sous verre est venu se glisser comme un invité surprise !...
J'aime les surfaces très brillantes et les découpages et assemblages de diverses images. Placées sous le verre, les différentes compositions ressemblent à des laques, ce qui me fait vibrer de bonheur ! J'ai dû travailler seule, car l'appliqué sous verre n'est pas enseigné. J'ai beaucoup cherché mais finalement j'ai été récompensé car je tiens aujourd'hui ma technique.

J'ai eu la chance de pouvoir également enseigner. Grâce à ma professeur d'encadrement d'art qui m'a encouragée dans ce sens. J'adore le contact avec les élèves, les échanges, les richesses qu'il faut aller chercher au fond de chacun, la confiance qui s’établit.